Vivait Ylidile, aux longs cheveux ébènes
Captive du temps, souverain de ses tourments
Son souhait le plus cher, rejoindre les firmaments
Sorcière pour les mortels
Elle fut la déesse de bien des amants
De l'ange déchu au garde D'Eliatant
Chevalier Céleste à l'arogance sempiternelle
De ce passé si consommé
Elle n'en restait que tourmentée
Car de ses faveurs, tous eurent profités
Mais jamais l'un d'eux ne surent l'aimer
Perdant espoir en l'âme masculine
Ylidile ne se sentit plus si maline
La vie marquait sur son doux visage
Ces rides pernicieuses, traces de l'âge
Sa beauté pourtant restait intact
Dans a robe noire et son corset écarlate
Et tandis qu'elle regardait en contrebas
Une main la retint, lui évitant le trépas
Elle se tourna alors vers cet Etre
Ses yeux tels des rubis sous un soleil chatoyant
Bordés de larmes mais si reconnaissant
Envers celui qui la faisait renaître.
Vêtu de son long manteau noir
Il incarnait en elle tous ses espoirs
Lui qui jamais d'elle n'eut abusé
L'honnorerait à tous jamais !
Dante (MC)


